
Gérant de pizzeria : que faire de vos D3E ?
En tant que gérant de pizzeria, il est de votre responsabilité de gérer les déchets dits D3E gé...
Par Pierre • le 7 septembre 2020 12:00
En un an, le prix des fruits issus de l’agriculture conventionnelle a augmenté de 17 %, et celui des fruits issus de l’agriculture biologique de 6 %. Du côté des légumes, la hausse est un peu moins importante, mais tout aussi problématique pour les ménages aux budgets les plus serrés : ainsi, les légumes issus de l’agriculture conventionnelle ont augmenté de 4 %, et ceux issus de l’agriculture biologique de 1 %.
En agriculture conventionnelle, la nectarine est le fruit qui enregistre la plus forte hausse : +26 % en un an. Elle est suivie de près par la poire (+24 %), par la pêche (+21 %) et la cerise (+20 %). Cette dernière coûte désormais en moyenne près de 10 euros le kilo.
En agriculture biologique, le prix du melon flambe, avec une augmentation de 40 %, soit en moyenne 5,41 euros la pièce. L’abricot a augmenté de 18 %, et la pêche de 15 %.
Pour ce qui est des légumes, en agriculture conventionnelle, l’aubergine connaît la plus forte hausse avec une augmentation de 16 %. Quant à la tomate, le légume le plus consommé par les Français, elle a augmenté de 12 % entre juin 2019 et juin 2020.
En agriculture biologique, c’est là encore l’aubergine qui connaît la plus forte hausse de prix, +44 % en un an. La tomate a augmenté de 14 % et le poivron de 13 %. À noter : le prix de la pomme de terre a baissé de 13 % en agriculture conventionnelle, et de 12 % en agriculture biologique.
Pour une famille gagnant le SMIC et dont le seul critère d’achat des fruits et légumes est le prix, manger 5 fruits et légumes par jour, comme le recommande le Plan National Nutrition Santé, représente 12 % de son revenu mensuel en juin 2020, soit 2 points de plus qu’en juin 2019. Si cette famille consomme exclusivement des fruits et légumes bio, le budget atteint 21 % du revenu, soit 1 point de plus qu’en juin 2019.
Cette augmentation constatée depuis le début du confinement s’explique principalement par une hausse des coûts de production. Le secteur agricole a été très impacté par le manque de main-d’œuvre, et des coûts de transport plus importants en raison des mesures sanitaires.
Par ailleurs, pour certains fruits et légumes, la récolte a été mauvaise en raison des conditions météorologiques.
Enfin, durant le confinement, les importations ont fortement diminué, et les fruits et légumes issus de pays étrangers ont été remplacés par des fruits et légumes français, plus onéreux.